Deathy ▬ Test

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 La bâtarde des ravages. ▬ fiche de présentation #2

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Deathy
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Messages : 28
Date d'inscription : 31/07/2012

MessageSujet: La bâtarde des ravages. ▬ fiche de présentation #2   Sam 24 Mai - 21:10



georges « georgie » flamel
Plus tard je voudrais être chef d'orchestre, trapéziste, artiste de music-hall, n'importe quoi, mais pas adulte. ▬ François Morel



Hey ! Je m'appelle Georges Flamel, allez savoir qu'est - ce qui est passé par la tête de ma maman ou de mon papa pour m'appeler comme ça. J'aime bien, mais beaucoup m'appelle Georgie. J'ai vingt deux ans et je suis une humaine. Après tout je ne vois pas ce que je pourrais être d'autre. Je travaille en tant que médium à mon compte, médium écrivain pour être précise. J'aime pas tellement mon métier et je m'en sors comme un gland mais ça me permet de survivre. Je m'auto-proclame haut et fort asexuelle, j'ai jamais eu d'attirance sexuelle de ma vie, ce qui est assez spécial. Beaucoup me juge bizarre par ma façon de m'habiller ou d'agir en général, je pense qu'on peut juger ça comme des particularités. On dit que je ressemble souvent à Emilie Autumn mais c'est des conneries.


behind blue eyes
I want to show you all the beauty you don't even know you hold, i'm hurting you for your own good, i'd die for you, you know i would !

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six degrees of inner turbulence
Oh show me the way to the next little girl ! Oh don't ask why, oh don't ask why. For if we don't find the next little girl, I tell you we must die.

MENTAL - Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Cras enim diam, tempor ac turpis nec, porttitor ornare purus. Praesent auctor cursus nisl ut tempor. Aenean et iaculis tellus, sed pharetra erat. In hac habitasse platea dictumst. Duis eget eleifend sem, quis pharetra eros. Integer eget mi vitae magna euismod consequat. Curabitur id tortor tellus. Aenean sagittis sem sed nisl luctus ultrices.

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ACTE I - EXPOSITION
PROLOGUE


« Et pourquoi t’as déménagé si c’était si cool là bas ? »
Georges leva un sourcil. Rare étaient ceux qui lui posait cette question. A ses oreilles, la demoiselle au prénom si viril analysait cette interrogation comme une provocation. L’autre ne devait avoir que ça à faire pour daigner s’intéresser à sa vie. Quoiqu’il en soit, il était hors de question qu’elle prête attention à ce misérable interlocuteur, au nom de la gloire, du bonheur et de la fierté.
« C’est chiant l’amusement. »


« There is a house in New Orleans
They call the Rising Sun
And it's been the ruin of many a poor girl
And God I know I'm one. »

Les Flamel avaient tout pour être heureux. Au lycée, Charlie se promenait avec des sarouels, des perles dans ses cheveux roux soigneusement dreadlockés et des lunettes sorties des seventies. Propre sur lui, Garett avait longtemps considéré Charlie comme une marginale sans but. Une future punk à chien. Ils se rapprochèrent, à coup d’alcool et de fumette, puis peu à peu, ce rapprochement ne fut plus que physique, oubliant les préliminaires de la pensée et de la philosophie pour se pencher sur les plaisirs de la chair. Garett et Charlie n’étaient désormais que des bêtes en recherche de sensations.

Quelques années plus tard, la luxure et la débauche les avaient menés au mariage. Leurs parents, conservateurs, ne comprirent pas ce geste. Pour eux, la famille et la vie posée ne rimait pas aux excès et aux fêtes. Ils étaient des marginaux et ils devaient le rester sans affluer sur la vie d’autrui. Garett et Charlie n’écoutaient rien. Ils vivaient comme bon leur semblait et n’hésitait pas à traiter d’intolérant ceux qui étaient contre la débauche, la vulgarisation des orientations sexuelles, le grotesque ou le vicieux. Garett avait changé, Charlie n’avait pas grandi. Dans cette ambiance de déboires naquît Soan. Révoltés, ses grands parents s’exprimèrent sur cette naissance, le jeune couple refusa d’entendre la raison et ils coupèrent les ponts avec leurs géniteurs. Le lendemain, ils quittaient la Caroline du Sud pour déménager à la Nouvelle Orléans dans la Lousiane. Sur le chemin, Charlie admirait les panneaux des états. Georgie, Alabama, Mississipi. Elle les répétaient sans cesse jusqu’à que l’Etat fut passé, alors elle continuait en énonçant en boucle le nom du nouvel Etat. Même si Alabama avait une sonorité amusante, elle adorait le nom de Georgie. Le paysage y était beau, là bas.

Une fois arrivés à destination, ils posèrent leurs valises en Louisiane. Leur nouvelle demeure était modeste et le couple l’avait choisi grâce à « son âme ». Installés, Garett devint cadre de banque et Charlie devint medium. Peu savait pourquoi elle avait prit une telle orientation professionnelle, mais sa fascination pour le paranormal devait en être la cause. Leur nid d’amour se stabilisait, Garett et Charlie oubliaient leur amour de débauche pour élever au mieux Soan. Neuf mois plus tard, une petite fille naissait, aux cheveux blonds et au visage de poupée. La mère sourit et regarda son mari.
« Louons Georges ! Et ainsi soit- il ! »

SCENE 1
-Leur maison était rudimentaire.
Il n’y avait qu’un canapé disposé au centre de l’immense salon. Les plantes, sagement assises dans leur lit de terre, le menaçait en l’assiégeant de tout part. Charlie disait que cette étrange disposition était pour les bonnes ondes. Pour les autres, c’était une de ses excentricités sans vraiment de raison.
Les folies de la cinglée. Cette réputation de tarée attisait la curiosité des habitants de la Nouvelle Orléans qui s’entassaient devant leur porte pour une de ses consultations. Charlie ne manquait pas de clientèle : A l’époque où la fidélité et la stabilité de l’emploi n’était pas monnaie courante, beaucoup se posaient des questions mais n’assumaient pas le fait d’aller voir une medium, surtout à écriture. Ses enfants la voyaient parfois, prendre un stylo et ordonner que tout le monde s’éloigne. Soi disant des entités allait prendre possession de ses mains pour écrire des messages. Garett semblait tantôt agacé par sa femme, tantôt amusé. Pour des croyants comme les Flamel, le métier de la mère fascinait.
Georges et Soan se haïssaient. Ils se battaient pendant les messes, les baptêmes, les repas, l’appel à la paix, le calme, le silence. Pour eux, l’armistice n’était pas prêt d’être signé, au grand désarroi de leurs parents impuissants. Garett était un homme occupé et conservateur. Pour lui, il était impensable qu’il puisse s’occuper une seconde de l’éducation de ses enfants. Charlie, quant à elle, n’avait pas des capacités maternelles exceptionnelles. Son métier la passionnait tellement qu’elle laissait ses enfants de côté, préférant partir à la chasse aux fantômes ou à appeler ses ancêtres, persuadée d’être une lointain descendante de Nicolas Flamel. Pourtant, la famille n’avait aucun rapport avec le philosophe, et Garett n’en pouvait plus d’expliquer par a+b ce fait à sa femme.
Dans cette atmosphère familiale, la fratrie restait turbulente. Que Dieu bénisse les Flamel.

Georges avait toujours été raillée. Elle était minuscule, même pour son âge. Trop rêveuse pour être une bonne penseuse, trop marginale pour être gentille, trop naïve pour jouer volontairement un rôle. On l’envoyait chez un psychologue. Elle en riait. Son prénom inadapté pour son genre lui attirait son lot de malheur aussi. Au final, on eut tellement pitié de la petite qu’on la surnommait Georgie. Cette dernière s’en attristait : Elle aimait bien son prénom. A sept ans, elle se fichait bien des genres et des normes. Elle aimait les petits garçons qui s’appelaient Céline, Rachid, June ou Kit. Elle aimait bien les petites filles qui s’appelaient Alex, Yamina, Ayumi ou Alissa. A sept ans, nous haïssons seulement si on nous apprend à haïr. Pour le moment, l’unique personne qu’elle avait apprit à haïr était son frère, pour des raisons obscures même pour elle.

SCENE 2
- « Il faut trouver l’entité. »
Charlie lui présentait sa feuille et son crayon. La petite tête blonde eut un petit sourire gêné. Elle ne comprenait pas vraiment sa mère. Cependant, elle n’osait pas tellement lui dire. Elle avait trop de respect envers sa génitrice.
« Il faut que les ondes de l’au-delà te traverse et passe à travers ta main pour en prendre possession.
- D’accord. »

Elle acquiesçait sans comprendre. Elle n’avait aucune notion de l’anatomie ou de la physique. Elle ne savait pas ce qu’était une onde, la possession, et encore moins ce qu’était le concept de l’au-delà. Elle s’imaginait une sorte de grand nuage où les gens bronzaient, un peu comme une plage municipale. Avec le sable en moins.
Elle attrapa le crayon et resta devant sa mère à sourire.
« Il faut le tenir très fort, Georgie.
- Georges. »

Elle ne supportait pas ce surnom qu’on lui attribuait par pure pitié.
« Comme tu voudras, Geo… Ma chérie. »
La petite sourit.
« Tu ne me sembles pas bien impliquée. »
La gamine eut envie de simuler ses soi-disantes visions. Elle eut envie de prendre un stylo, lever les yeux au ciel, la bouche légèrement entrouverte avec cet air de possédé. Elle ne voulait pas mentir à sa mère, même si cette initiation lui semblait surréaliste.
« Je vais m’appliquer à … Appeler les … Identités alo…
- Entités. »

Elle soupira. Charlie, excédée devant le manque de motivation de sa fille, se leva et attrapa le stylo.

La scène traumatisa Georges. Elle était là, le stylo à la main, les yeux vides de toute expression, seulement le crayon glissait et dansait sur la feuille, écrivant des choses incompréhensibles autant dans le sens que dans la graphie. Un moment, la gamine espérait que sa mère le faisait exprès. Son manque de réponse face à ses questions lui fit comprendre que Charlie était véritablement sous l’emprise d’une sorte de chose. Elle ne croit pas au paranormal. Elle n’y a jamais cru. Georges Flamel n’allait pas croire à des histoires de fantômes parce que sa mère était médium. Dans sa tête, le divin existait, le diabolique non. Dans son esprit d’enfant de sept ans, tout était clair comme de l’eau de roche.


« I'm not like them
But I can pretend
The sun is gone
But I have a light
The day is done
But I'm having fun
I think I'm dumb
Or maybe just happy. »

SCENE 3
- Quand elle avait onze ans, elle passait au sixième grade à la « Middle School ». Elle n’avait jamais été aimée à l’école, que ce soit au « Pre-School », « Grade School » ou encore au « Kindergarten ». Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi, elle savait bien que quelque chose clochait avec elle, avec le métier de sa mère qui déteignait sur sa personnalité, l’absentéisme fréquent de son père, ses relations bancales avec son frère. Elle était trop dans son monde, imperméable aux autres. Inconsciemment, elle n’aimait pas le principe de l’amitié. Elle trouvait cette relation sadomasochiste. Pourquoi aimer un être humain qui n’est pas nous ? Pourquoi devoir s’attendre à des réactions positives ? Pourquoi les relations sociales, en fait ?
« Ma mère m’a parlé de toi » soufflait James
« Personne ne connait ta maman.
- Tu veux être mon amie ? Je suis seul aussi.
- Bah non, pourquoi ? »

En général, ce genre de discours blessait autrui. A la Middle School, on lui apprenait à compter avec les nombres négatifs et les moqueries des autres ne l’atteignaient même plus. Certains s’acharnaient à l’appeler Georgie, puis elle abandonnait. Après tout, les autres faisaient comme ils voulaient, si elle leur inspirait de la pitié, tant pis, elle n’y pouvait rien.

« Ta mère c’est qu’une folle mon papa qu’il a dit.
- Ta phrase est incorrecte je crois.
- Je m’en balle les couilles.
- Ah non c’est super douloureux, puis c’est crade. »

Elle restait calme, les poings serrés et les bras le long de son corps minuscule.
« En plus t’es une naine.
- C’est faux !
- T’as pas d’arguments, Georgie.
- Je m’appelle Georges.
- C’est à chier comme prénom. »

Elle s’étonnait de cette violence dans ses mots. Pourquoi jurer autant ? En plus c’était mal. L’Eglise le disait, jurer c’était pour les gens de la basse société après tout. Elle était de la basse société aussi, mais peu importait : Elle ne jurait pas, elle.
« Et si tu me lâcha… »
La claque de l’autre vola. Elle atterrit au sol, plus apeurée que souffrante. L’autre l’avait giflé. L’autre avait pénétré durant deux secondes dans sa bulle d’intimité, sa précieuse bulle qu’elle avait chéri toute sa vie. Elle tremblait, folle de rage. Elle ne devait pas craquer. Georges refusait de s’abaisser au niveau de l’autre. Elle se releva et se planta devant lui.
Contre toute attente, elle lui cracha à la figure.
Elle lui exposait sa haine, sans prologue ni épilogue. Elle n’avait pas envie de se salir les mains à le claquer au sol ou à le faire saigner. Haïr était trop fatiguant physiquement. Elle eut un petit sourire quand son bourreau affichait une mine déconfite. Il ouvrit la bouche pour insulter la gamine mais il préféra lui écraser son poing sur la face, lui exploser le nez.
De loin, il préférait le sang à la diplomatie. C’était un primate.

« Georges, mais qu’est – ce qui s’est passé ?! »

Charlie se jeta sur sa fille qui rentrait de l’école, un large sourire aux lèvres et son sac à dos sur les épaules.
« J’ai craché sur un mec.
- Mais pourquoi tu as fais ça ma chérie ? Il t’a fait mal ? Oh oui il t’a fait mal, je suis bête ! Attend on va désinfecter tout ça. Ton nez n’est pas cassé ? Attend fait voir … Ca a l’air d’aller. Je refuse que tu ailles à l’école demain, et je prendrais rendez vous à la directrice. Marre de ses voyous qui frappent les plus faibl…
- Je suis faible ? »

La question désarma la médium. Sa fille s’était toujours affichée comme une battante. C’était un roc, un rocher sans cœur qui ne battait pour rien ni personne. Parfois, elle se disait que le fait qu’elle ait accouché en hiver lui avait procuré un cœur de glace. Elle préférait écraser cette proposition. Garett la prendrait pour une folle. Encore.
« Mais non ma chérie. T’es la plus forte !
- Alors pourquoi il m’a frappé ?
- C’est … Un Sarrazin.
- C’est raciste ce que tu dis, Dieu il serait pas co…
- Dieu n’aime pas ses Sarrazins aussi. »

On lui apprenait le racisme et la xénophobie.

Le lendemain, elle détestait désormais ces gens là. Elle s’en attristait, mais Charlie devait avoir raison. Charlie avait toujours raison après tout. Elle était restée à la maison, de la glace sur son petit nez fragilisée, ses mains ankylosées et les jambes immobilisées. Son agresseur n’avait pas fait dans le détail.
A son retour, elle était vue comme le lama, la cracheuse de venin. Parfois, on l’appelait le serpent, mais au fond ça lui faisait plaisir. Elle savait qu’au fond, les serpents étaient plus forts que les babouins. Pour noyer ses peines, son professeur lui conseilla de lire 20.000 lieues sous les mers, de manière ironique. Elle prit ses phrases mot pour mot.


« A swish of air and my boots hit deck
No cash, no fuel, no not a speck
Our grape shots made this bird a wreck
And a glance below deck shows a crew of nuns and orphans. »

SCENE 4
- Elle changea radicalement. Elle avait deux ans de plus, était entrée au huitième grade de sa Middle School simpliste. Elle n’était qu’une tâche fluorescente au milieu de la médiocrité. Elle était jeune mas sa famille se fichait de sa manière de s’habiller. La minuscule avait rapidement opté pour les bottes, les chaussettes montantes à rayures. 20.000 lieues sous les mers l’avait illuminé. Elle sautillait désormais, scandant à tue tête des citations de son roman fétiche. Il n’était pas rare de la voir réciter pour se justifier des « Monsieur le professeur, je ne suis pas ce que vous appelez une femme civilisée ! J'ai rompu avec la société tout entière pour des raisons que moi seul j'ai le droit d'apprécier. Je n'obéis donc point à ses règles, et je vous engage à ne jamais les invoquer devant moi ! ». En lisant cet ouvrage précurseur de la culture steampunk, elle avait adopté la mentalité, le style des engrenages et des dirigeables. D’abord, le cuivre et la dentelle blanche ornait ses vêtements, puis bientôt elle se mit au corset à partir de son neuvième grade. Les moqueries s’amplifièrent, mais à la force, Georges les analysaient comme de la jalousie. Tout le monde aurait souhaité être spécial, avoir ce petit truc qui te fait sentir différent. Les gens de sa Middle School miteuse n’avait pas de personnalité. Elle continuait à se dire qu’avoir une mère normale et un père présent la rendra plus heureuse, mais au fond, elle s’en réjouissait. Elle avait sa vision des choses, puis elle préférait tirer de la force de ses malheurs. Elle était optimiste, penseuse. Elle avait grandi, évolué, mais extérieurement elle restait la Georges stupide et naïve. Après tout, elle avait toujours ce visage de poupée et ces airs candides.
Sur les principaux points, elle était restée égale à elle-même. Dans le fond, quelque chose s’était brisé en elle, peut – être son envie de plaire.

« Pourquoi on se déteste Soan ?
- Je me suis souvent posé la question. Au début je pensais que c’était une sorte de jalousie. »

Elle pencha la tête sur le côté et croisa les jambes pour poser ses mains sur ses genoux.
« Tu étais la dernière. Quand papa et maman ont déménagés, j’étais né, j’ai tout vécu. Les choses chiantes, les relations avec papy et mam…
- On a un papy et une mamie ?!
- … Papa et maman ne sont pas faits tout seul.
- Vraiment ?
- Tu le fais exprès ? »

Surprise, Georges plissa les yeux et leva un sourcil. Cet air lui donnait une drôle de tête, mais la révélation logique l’avait bouleversé. Il n’y avait donc pas que Charlie, Garett et Soan dans sa famille. Fort bien.
« Bon … Toi tu étais née, maman avait gueulé une phrase prophétique. T’étais vue comme l’enfant bénie. Tu as tout fait bien, de bonnes notes, une gueule d’ange. Moi j’étais vu comme le coup d’essai.
- Mais tu n’es pas un coup d’essai Soan.
- Tu penses ça ?
- J’en suis persuadée. »

Ils se sourirent. A partir de ce jour, le frère et la sœur furent plus fusionnels que jamais. Ils ne se quittèrent plus, Charlie en parut étonnée mais rassurée. Garett prolongeait ses déplacements professionnels. La medium s’en fichait bien, les esprits ne lui avaient rien annoncés et les Flamel était sous protection divine. L’au-delà et Dieu étaient avec eux. Dieu bénisse les Flamel !

Charlie réfléchissait. Elle se pencha et brossa ses longs cheveux blonds platine. Ses yeux verts, maquillés délicatement de violet, lui donnait un air mystique. Elle les encadra avec ses lunettes fantaisies, recouvra ses poignets de bracelets de perle que ses enfants lui avait offert à chaque fête de mère, pour rivaliser avec l’indémodable collier de nouilles. Dans le salon, Georges était assise en tailleur dans le fauteuil, les yeux cerclés de noir et de rouge, les lèvres vermeilles.
« Tu as grandi, ma chérie.
- Il fallait s’y attendre. »

La gamine était morte d’inquiétude. Quand sa mère lui avait dit qu’elles allaient avoir une discussion très importante, elle ne savait plus à quoi s’attendre. Charlie allait peut – être les vendre, elle et Soan, pour pouvoir s’acheter un cabinet de medium en ville. Elle préférait balayer les suppositions douteuses de son esprit. Ces scénarios avaient une probabilité de 0.11111… de se produire.
« Je veux que tu deviennes médium.
- Maman … Je …
- Tu as le don. Tu as le « truc » Georges.
- Mais quel truc ? J’ai plein de trucs. Regarde, sur ma main j’ai cinq trucs aussi, puis sur mon visage j’ai deux trucs, sur mon crâne j’ose même pas compter combien de trucs j’ai.
- Mais tu as le truc des mediums. C’est ton regard je crois.
- Soan doit avoir le même. Je ne peux pas voir mes yeux, puisqu’ils sont sur ma tête.
- Soan est un homme.
- Raciste.
- Où est le rapport ? Dieu a dit que les mediums doivent être des femmes. Le côté maternel. »

Les lèvres de Georges se tordirent sur le côté. Elle savait que Charlie avait pour projet de monter une sorte d’entreprise familiale. Elle s’imaginait déjà, avec sa fille dans des cabinets sous la compagnie « Flamel’s destiny ». Pour Georges, son projet était rationnel. Pour Georges, tout était rationnel après tout. Elle croyait à ses idées, mais pas à l’envie des concernées. Pour sa part, le don de sa mère la terrifiait.
« Il ne suffit pas d’avoir le truc Georges. Les hommes et les femmes gobent tout ce qui peut les aider. Dis leur ce qu’ils ont envie d’entendre. Joue. Joue surtout. Hurle, tremble, écris de travers. J’ai un don, peut – être pas toi. Le tout est de penser que tu l’as et de faire penser aux autres que tu l’as.
- C’est mentir ça maman.
- Non c’est survivre.
- Dieu n’aime pas qu’on mente. Qui aime la magie ? Satan. Qui aime le mensonge et la séduction ? Satan. Vraiment maman, c’est trop malhonnête pour moi.
- Ecoute Georges. »

Elle prit une feuille et écrivit « Paradise » dessus.
« Tu auras une place au paradis pour avoir aider ta pauvre mère. »
Charlie avait décidément une drôle interprétation du divin.
« J’y réfléchirais maman. »


« Chances thrown, nothing's free
Longing for,used to be
Still it's hard, hard to see
Fragile lives, shattered dreams »
SCENE 5
- Georges travaillait. Pour subvenir aux besoins de sa famille, elle nettoyait des voitures l’été pour ses voisins avec Soan. Garett avait beau être constamment absent, il ne rapportait plus autant d’argent qu’avec. L’or qu’il offrait à sa femme se transformait en argent, puis en acier, puis en bijoux de bois. Georges tentait de rapporter ça sur l’évolution progressive de l’amour. Soan lui avait dit que l’amour était un cycle, tout tournait et un jour Garett allait retourner à la recherche d’or pour les yeux de sa dulcinée.
Quant à elle, Georges continuait ses études. Sa mère voulait qu’elle arrête tout, qu’elle aille au Imagine Spirit Institut, en Arizona. Elle la voyait ensuite certifiée par l’institut Windbridge. Continuer dans son parcours général était un gâchis selon Charlie. Georges, elle, ne se voyait pas autre part. Être dans une école avec des illuminés ? Non merci.

Elle prit des cours particuliers dans les matières où elle avait du mal. Elle doublait son travail au noir, tentant de gagner le plus d’argent possible pour être indépendante dans le coût de ses cours. Elle s’épuisait à la tâche. Le matin, elle n’arrivait plus à se lever. Le soir, elle révisait. La journée, elle était en cours ou elle travaillait. Charlie s’inquiétait de voir sa fille soudainement si travailleuse. Soan l’aidait, lui proposait de lui donner un peu d’aide financière, elle rejetait toute aide. Elle fit des carences, elle mangeait moins. L’angoisse le torturait le ventre.
Elle arriva à la high school haut la main. Sa mère souriait. Son père n’était pas là. Soan souriait. Garett était absent. Elle souriait sans son père.

Puis vint la valse des soucis.


ACTE II -  



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ACTE II
-
SOUCIS

l'avatar présent dans la présentation est de RUTLEDGE ASYLUM., le codage est entièrement de moi. Je suis assez possessive concernant mon travail :B.


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MessageSujet: Re: La bâtarde des ravages. ▬ fiche de présentation #2   Mer 28 Mai - 18:41



dream theater
Forumactif ayant jugé utile de mettre une limitation de caractères ou bien le système de "eheh si tu écris trop ça bug et ça met que c'est la maintenant trololol", je continue l'histoire sur ce post là, enjoy !





« Personal responsibility
Personal response insanity »

Scène 1
« Allez dépêche Soan ! Punaise que t’es lent ! »
Coiffée d’un chapeau haut de forme avec des lunettes cuivrées rondes attachées dessus, Georges et son frère galopaient dans la maison. Soan avait opté pour ses habituelles lunettes rondes, moins excentrique que sa frangine. Ils s’étaient mis en tête de faire une chasse aux fantômes dans la maison. Charlie disait que sa science attirait les esprits, ses enfants voulaient bien voir ça.
« Tu penses qu’on a combien d’étages hantés dans la maison ?
- Au moins un. Impossible que maman n’en ait rameuté aucun ! »

Ils ne savaient pas vraiment comment on chassait les fantômes. Ils avaient empruntés les pendules de leur mère et se promenait avec des horloges devant eux, espérant attirer quelque chose. Ils avaient l’air ridicule mais ils s’en fichaient bien. Les sens à l’affût, ils marchaient lentement, retenant soigneusement leur respiration. La fratrie ressentait une sorte d’excitation et de peur, une adrénaline malsaine.
Un bruit sous le lit de la chambre parentale se fit entendre. Georges sursauta et sautilla vers la source. Elle se glissa sous le lit et alluma sa lampe de torche.
« Allez te cache pas, petit fantôme, on t’a vu ! Soan prépare toi à l’attraper ! Soan ? Soan tu l’as ? Soan réponds ! So…
- Non j’ai que dalle.
- C’est mal de parler comme ça. Attend y a une valise sous le lit de papa et mam…
- Touche pas ! A tous les coups y a des trucs malsains dedans et on risquerait de le regretter. Genre de regarder papa et maman bizarrement et …
- C’est des lettres, débile. »

Elle roula hors du lit, la caissette contre sa poitrine et elle rit en agitant les jambes.
« Tu devrais essayer de te rouler par terre en allant sous le lit, c’est génial comme impression ! Vraiment cool je te promets !
- File la caisse. »

Georges se releva et retira la poussière qui avait souillée ses vêtements après avoir posé la caissette sur le lit.
« C’est peut – être un trésor ! T’imagines ! Papa et maman aurait dormi sur un trésor et n’aurait jamais remarqué ça ! C’est dingue ! Ca serait dingue ! Dingue dingue di… »
Soan la fusilla du regard et elle baissa la tête en ramenant ses jambes l’une contre l’autre comme un soldat au garde à vous.
« C’est des lettres.
- C’est peut – être des cartes du Capitaine Nemo ! Je suis sûre qu’il a exist…
- Ton Nemo il appelle papa « mon tendre » ? « Mon chéri » ? Il vante ses compétences au pieu peut – être ? »

Le visage de Georges passa de l’euphorie à la stupéfaction. Elle venait d’avoir un éclair de lucidité et ses muscles se crispèrent sous la surprise. Les absences répétées de Garett étaient désormais justifiées. Etait – elle blonde ? Brune ? Rousse ? Aux formes généreuses ou à l’intelligence rayonnante ? La petite tremblait et voulut se rouler en boule pour pleurer.
« Soan … Soan qu’est – ce qu’on va faire ? » dit – elle d’une voix effrayante de sérieux.
Toute candeur avait disparu dans les gestes de Georges. Elle avait désormais les seize ans mentalement qu’elle se devait d’avoir.
« On va pas le dire à maman. T’imagines sinon ? Elle s’en remettrait pas. Papa c’est toute sa vie.
- Toute sa vie c’est les entités et son travail.
- Quel conna… »

Georges se jeta sur ses lèvres pour y plaquer sa main.
« Chut … C’est pas bien de jurer. C’est un imbécile, un goujat, un vilain, un pervers. »

Les jours qui suivirent furent amers. Soan et Georges peinaient à regarder leur père face à face sans dégoût et mépris. Ils grimacèrent quand Charlie l’embrassait, imaginant les lèvres de son père sur celles d’autres femmes. Ils bouillaient d’envie de monter sur la table et regarder leur infidèle de père : « Ecoute pauvre con, t’as trompé maman et c’est quand que tu lui dis ? Tu comptes t’excuser et porter ce que t’as dans le pantalon, bouffon ? ». Longtemps, Georges rêvait de cette scène la nuit. Elle s’étonnait de rêver de jurer, c’était mal et c’était vu comme un péché. Elle purifiait ses rêves en pensant au Jardin d’Eden et aux fruits défendus qui la guettaient pendant qu’elle traversait ce paradis en sautillant, insensible à la tentation. Son père était devenu un diable pour elle.
« Soan. »
Il entra dans sa chambre. Elle était assise en tailleur sur son lit, le regard cerclé de noir, le visage fermé et ses yeux reflétaient un incroyable sérieux.
« Soan. Faut qu’on fasse un truc. Je te jure je peux pas avoir ça sur la conscience. J’ai mal quand j’y repense, quand je l’imagine en train de pécher avec d’autres femm… Oh doux Jésus non il ne faut pas penser à … J’ai une image dans la tête, c’est dégoûtant, Soan aide moi je …
- Georges. La religion c’est des conneries.
- Maman m’a dit que Dieu nous protégeait, regarde ce qu’il a fait ! »

Elle en restait traumatisée.

Scène 2
Sac sur le dos, Georges restait les yeux rivés sur le ciel, sifflotant des airs de musique victorienne qu’elle appréciait tant. Ses bottes claquaient sur le pavé gris de la rue et son corset rouge brillait au soleil. L’été s’annonçait magnifique, et la gamine imaginait déjà ce qu’elle pourrait faire. Embêter Soan, jeter du sable sur sa mère fraîchement sortie de l’eau. La Nouvelle Orléans lui offrait un merveilleux panel de possibilités. Elle débarquait devant le portail de sa maison, ouvra une porte, fut surprise.
Charlie avait tout rangé. La maison n’avait jamais été propre, si on retirait les cartons qui jonchaient le sol, la demeure était … Oh wait.
« Mais maman, c’est quoi ce bazar ?
- On part. »

Son regard était dur, mais Georges le connaissait, ce regard. C’était les yeux des femmes qui ont pleuré mais qui le cache.
« Oh. Tu es au courant n’est – ce pas ?
- Ne pose pas de questions ma chérie. On part.
- Mais où ? On a nulle part où aller !
- Soan m’a dit qu’il a repéré une petite villa avec une pancarte « à vendre » dessus.
- On va pas déménager sur un coup de tête !
- L’âme de cette maison est souillée. »

Charlie s’approcha d’un mur et le caressa doucement. Elle croyait dur comme fer au karma, aux âmes des maisons, aux ondes.
« Ces murs ont vu des horreurs, des abominations Georges, des abominations !
- Mais je suis bien i…
- Et moi Georges ? Et moi ? Je suis une femme trompée par son mari ! Dieu ne m’a rien dit ! Dieu nous a abandonné car cette maison est devenue malsaine. C’est la demeure du Diable ! »

L’adolescente frissonna. Demeure du Diable. Maison de Satan. Habitation du Démon. Elle tremblait. Elle prit peur, sans le vouloir. Quitter cette baraque, et en vitesse. Désormais, Charlie avait une entière possession sur sa fille, si fanatique.
« Il faut qu’on parte Ge…
- Qu’on s’en aille. Et vite. Je refuse d’habiter sous le même toit qu’un démon ou au milieu d’ondes négatives ! »

Charlie sourit et parut attendrie.
« Tu es bien la fille de ta mère, ma chérie.
- Encore heureux. »


A l’image de leur vie, leur voiture était misérable. Les banquettes arrières se repliaient sur elles mêmes et Garett ne faisait que rouspéter, exigeant un changement de voiture urgent. L’argent ne manquait, la motivation, elle, si. Charlie n’était plus que l’ombre d’elle-même, les yeux vides et inexpressifs.
« Au lieu de gueuler t’as qu’à nous en ramener, du fric, au lieu de tout dépenser pour ta pouffe !
- Soan ! »

Charlie le fusilla du regard. Georges croisa les bras et pouffa. Elle savait qu’au fond, sa mère remerciait son fils de cette intervention. Elle devait penser ça aussi. Le père, sans argument, gifla son fils. Georges leva les yeux au ciel.
« Punaise l’ambiance, c’est la fête ici. »
Le trajet était étouffant. Ils ne faisaient que traverser la Nouvelle Orléans. C’était grand, comme ville. Une des plus grandes villes de la Louisiane, dans cette chaleur étouffante de juillet, coincés à quatre dans une voiture poussiéreuse, avec une femme trompée, un homme infidèle, un frère révolté et une fille inconsciente. Georges n’en pouvait plus. La carrosserie du véhicule semblait se refermer sur elle, elle ne souhaitait qu’une chose : ouvrir la porte et s’en aller en courant. Au lieu de ça, elle restait assise sur ce siège miteux à écouter ses parents s’entre-déchirer.
« J’en ai marre Soan.
- Courage, le feu passera bien vert un jour. »

Putain de feux de centre ville. Putain de secrétaire ou de collègue sulfureuse. Putain de mère tarée. Putain de vie oui.

« Nous sommes arrivés mes chéris ! » lança Charlie.
La maison était à peine plus grande que la précédente. Moderne et symétrique, ces caractéristiques étonnèrent Georges. Sa mère avait toujours préféré les vieilles maisons avec du vécu. Celle-ci semblait trop fonctionnelle et carrée pour la médium. Peut – être que les envies de luxe et de simplicité de Garett avaient traversé son cerveau pour atteindre celui de sa femme désespérée, tel un nuage radioactif venant tout droit de Tchernobyl.
Trop de blanc. Trop de noir. Trop de surfaces luisantes. Trop de propre.
« Sérieusement maman, c’est avec ça que tes esprits vont venir ? Ils vont vouloir se chopper un ticket VIP pour entrer dans cette baraque !
- Soan, chaque chose en son tem…
- La table c’est un miroir ! »
scanda Georges.
« Georgie. Georgie. C’est une table. Noir et luisante. Mais une table.
- J’ai peur de manger dessus.
- Roh pitié vous allez pas commencer vous deux. »

Leur nouveau départ dans cette nouvelle maison dans ce nouveau quartier de cette nouvelle partie de la Nouvelle Orléans s’annonçait grandiose …



« I'm the last splash
I know you, little libertine
I know you're a real koo koo. »

Scène 3
Sa nouvelle maison était moderne. Son nouveau lycée était plus ancien. Georges souriait. Les vieux bâtiments français ne la dérangeaient, au contraire. Elle se croyait dans un de ses films où les enfants riches allaient dans ses instituts sur-côtés.
Autour d’elle, un autre monde s’ouvrait. Son excentricité lui attirait soit des regards méprisants, soit envieux. S’assumer dans un monde où les langues de vipères étaient sans cesse déliées était de plus en plus compliqué. Elle, elle s’en fichait. Elle envoyait en Enfers ceux qui la dévisageaient, la méprisaient. Elle ne vivait pas pour eux.

« T’as une clope ?
- Une quoi ?
- Putain t’es bouchée. »

Elle dévisagea la guenon qui lui fit face. Grande, la bouche vulgairement peinte de rouge, la posture mettait en avant ses hanches. Ses talons brillaient au soleil, une doudoune à plis luisait de manière obscène. Georges apprit le dégoût.
« Je ne comprend pas votre demand… »
Elle se prit une claque. La petite porta sa main à sa joue rouge, fermant les yeux en baissant la tête. Elle releva la tête et affronta l’autre.
« Mais c’est quoi une clope ?!
- Une cigarette connasse !
- Fallait le dire avant, et non j’en ai pa… »

Georges connut pour quelques secondes la vie à 1m70 au dessus du sol. Les camarades du prédateur explosèrent de rire en voyant leur femelle alpha soulever leur proie par le sol, arrachant au passage le collier de dentelle de leur souffre douleur.
« Joue pas à la plus conne, tu vas pas gagner ma petite. T’as une gueule à fumer, et pas que du tabac d’ailleurs, avec tes cernes en dessous des yeux et ta tronche de zombie.
- J’ai une tronche de zombie ?
- Oui, et putain si j’avais ta gueule je resterais enfermée chez moi. »
Des rires s’élevaient dans l’audience. « Alors tu vas vite me dépanner sinon tu vas morfler. »
Les complices de son agresseur allèrent fouiller son sac. Tout y passa. Trousse, cahiers, porte feuille –elles prirent le temps de le fouiller et d’en tirer profit-, bracelets, colliers, vêtements de sport.
« Elle ment pas. Elle a vraiment aucune cigarette. »
Honteuse, la guenon reposa Georges et lui assena une dernière gifle.
« Et que je te revois plus, gamine ! »
Son agresseur avait des airs de Blanche Neige. Aussi pâle que la petite, des cheveux noirs. Elle avait du potentiel sur sa beauté, mais définitivement sa vulgarité et sa méchanceté avait tout gommé. Georges la regarda partir, tremblant.

L’adolescente entra en cours, de la glace sur la lèvre inférieure. Sa rencontre avec la fumeuse lui avait laissé quelques séquelles. Elle avait l’œil enflé, la lèvre saignante et surtout une certaine peur de la cigarette. Une âme de paranoïaque s’éveilla en elle, elle tremblait et regardait de partout, s’attendant à voir tous les adolescents de la classe lui bondir dessus pour la réduire à un tas de viande. Elle sortit ses cahiers, ouvrit sa trousse, croisa les bras et baissa la tête. Elle n’osait pas tenter de croiser le regard de quiconque. Elle était un fantôme, une ombre dans la classe, une poussière, une …
« Georges Flamel !
- Présent…
- JE VEUX ÊTRE A COTE DE FLAMEL. »

La gamine sursauta et leva la tête vers celui qui avait hurlé son nom à travers la classe.
« C’est que …
- Laissez moi je vous en prie ! Monsieur, je vous prierais de me laisser à côté de cette descendante de sang pur ! »

Georges rit doucement, amusée et flattée par le spectacle de cet inconnu étonnant.
« Peut – être que Georges est dérangée par …
- Non monsieur, ça ne me dérange pas. »
tenta – elle d’articuler avec sa lèvre blessée et enflée.
« Eh bien dans ce cas … Joseph, tu vas t’assoir à côté de Georges. »
Les langues de vipères se délièrent et dans la classe, un flot de rumeurs circula. Georges s’en fichait. Elle avait peut – être trouvé un ami dans ce lycée hostile.

« Et tu t’appelles comment toi ?
- Joseph-Griant Armstrong. Et vous c’est Flamel !
- Georges. Georges Flamel oui !
- Oui, Flamel !
- … Oui c’est ça. Georges surtout. »

Elle pressa un peu plus la compresse sur sa lèvre.
« Vous vous êtes faites agressée ?
- Oui, mais c’est rien, juste un singe qui fumait des … Coples. Ou clopes. Enfin je ne sais plus trop ce qu’il m’a dit.
- Il a osé touché à une Flamel ?! »
s’étrangla son ami
« Oh c’est rien je te dis. Bon je rentre chez moi et …
- Laissez moi vous accompagner, gente demoiselle !
- Tu es étrange. »
rit – elle. « Je dois me dépêcher, mon frère et ma mère m’attendent.
- Je vous en …
- Au revoir Joseph. »

Elle fit volte face et se dirigea vers chez elle, le menton haut. Elle s’était faite crachée dessus, rabaissée, traînée plus bas que terre. Elle en avait rien à battre, elle avait trouvé un ami.

Elle se jeta sur la porte et s’élança dans le salon. Sur la table basse, sa mère fumait une cigarette le long d’une tige de fer.
« Maman ! J’ai un ami ! »
Elle leva la tête de sa lecture et ré-ajusta ses lunettes à verres violets sur son nez. Elle tira légèrement sur la chaînette qui les tenait et joua quelques instants avec ses bijoux fantaisies.
« Oh, bien ma chérie. » dit – elle d’un air peu intéressé.
« C’est formidable hein ? Tu as vu que je peux avoir des amis ! » scanda sa fille en se jetant devant elle.
« Oui, Georgie. Maintenant Soan a besoin d’aide pour retrouver son chargeur de portable. Tu vas l’aider ?
- Bien sûr maman ! »

Charlie était devenue désabusée depuis la tromperie de Garett. La médium fantasque avait viré en femme occupée, l’air sévère et léger à la fois. Elle était étrange, mais l’amour de Georges pour sa mère ne s’était pas atténué.
« Soan ! Tu as besoin d’aide ?
- Ouais, viens ! »

L’adolescente appuya la plateforme avant de sa grosse bottine sur l’échelle et elle grimpa dans le grenier, là où se trouvait la chambre de son frère.


« I'm the one to disappear
She said I love you so
But love isn't everything
So "Shut ! " said I and blow. »

Scène 4
« Tu sais ce qui fait le plus mal dans un chagrin, ma Georgie chérie ? »
Georges regarda son frère. Il pleurait. Il entretenait une relation à distance avec une fille. Les hommes étaient des diables d’infidélité, les femmes pouvaient être des traîtresses en recherche de chair aussi. Il l’avait prit, par le biais de photos que l’amant de sa copine lui avait envoyé, le montrant en train d’embrasser la dulcinée de Soan. Ce dernier avait lancé son téléphone le plus fort et loin possible, il s’était enfermé dans son grenier. Charlie ne s’était pas inquiété. Aujourd’hui, il crevait l’abcès en parlant à la personne en qui il avait le plus confiance : Georges.
« Je n’ai jamais ressenti de sentiments amoureux Soan.
- Le plus dur Georgie, c’est de ne pas savoir ce que tu ressentais avant pour la personne. Et de ne plus savoir si la personne ressentait la même chose.
- Peut – être pas pour toi, mais pour ce goujat peut – être …
- Putain cimer le réconfort.
- Mais Soan ! »

Ses yeux avaient les côtés creusés et irrités, comme ceux des hommes qui ont trop pleurés.
« Tu fais pipi des yeux Soan.
- Je pleure, c’est différent.
- Tu pleures ?
- Oui Georgie. Mais ça t’es jamais arrivé ça. »

Elle prit un air étonné. C’est vrai.
« Et ça fait quoi de pleurer ?
- Si tu savais comme ça faisait du bien. »

Il sourit. Georges sourit.
« Je te propose de lancer les paris. Combien de temps elle restera avec sans le tromper ?
- Sans embrasser un autre, déjà.
- Partons doucement.
- Deux jours ? »

Ils rirent.
« Je t’aime Georgie.
- Je t’aime bien, Soan. »

Elle ne savait pas le sens du verbe aimer.

Elle n’avait jamais éprouvé de sentiments amoureux. Plus étrange encore, à défaut de n’avoir jamais été amoureuse, en seize ans, elle n’avait eu de fantasmes, éprouvé d’attirance sexuelle. Les hommes la dégoûtaient, les femmes la dégoûtaient. La seule personne qu’elle appréciait pour un tel acte, c’était elle-même. Elle riait, s’imaginant dans un futur proche où les Hommes pouvaient se cloner. Elle s’imaginait, en joyeux couple avec une Georges 2. Elle sourit, puis ce sourire s’évanouit. En attendant, elle demeurait étrangement seule dans ses sentiments. Soan se rendait malade pour une gourgandine qui ne le méritait pas, Georges, quant à elle, se réjouissait d’avoir un ami. Leurs parents se déchiraient à chaque tromperie de Garett, et Soan se mettait à pleurer de plus belle, se souvenant de l’effroyable acte de sa copine. Que Dieu bénisse les Flamel !

Certains adolescents ont diverses choses à annoncer. Certains annoncent leur homosexualité, et sur le point des sexualités, le coming out était la chose jugée la plus difficile à annoncer. En effet, dans l’esprit des gens, l’homosexualité et l’hétérosexualité étaient les deux choses les plus connues. Georges tiraient des conclusions hâtives. Elle avait fait quelques recherches, les yeux fixés jusqu’à une heure du matin sur un écran, à se demander pourquoi elle n’avait jamais eu d’excitation sexuelle, ou de sentiments amoureux envers quelqu’un. Doctissimo lui proposa la zoophilie, mais elle grimaçait. Bon sang, non. Certains sites plus sérieux lui diagnostiquait un sous développement sexuel, mais elle passa vite cette différence : On la jugeait souvent sous développée, mais elle restait persuadée qu’il y avait une différence entre faire l’imbécile et être une imbécile. Georges cultivait cette nuance avec brio.
Asexuelle semblait l’orientation sexuelle qui lui correspondait le plus. Aromantique semblait le mot qui lui correspondait le mieux sur ses sentiments.

Elle surgit dans le salon. Elle bondit sur la table basse et se planta devant sa mère. Charlie releva doucement la tête, ses lunettes rondes fixées sur son nez.
« Je parie que tu as quelque chose à me dire.
- … Oh non je voulais juste monter sur la table.
- Fort bien … »
soupira Charlie.
Parfois, la vieille femme était désespérée par les agissements de sa fille. Elle la jugeait comme une sous développée la plupart du temps, comme une pas finie. Georges se laissa tomber en tailleur sur la table basse, faisant voler une pile de factures.
« En fait j’ai un truc à t’annoncer.
- Vas y.
- Je suis asexuelle ! »

Elle bondit sur ses bottes et s’enfuit en courant. Charlie tira une latte sur sa cigarette et souffla.
« C’est bien Georgie, c’est bien. »
Son désintérêt pour sa fille était effrayant.


« Out of his mind the way pushes him whispering
Must have been out of his mind
Mid-day delusions are pushing this out of his head
Maybe out of his mind. »

Scène 5
Joseph la collait. Georges n’était pas dérangée, contente d’avoir un ami qui l’apprécie au point de la suivre jusqu’à chez elle. Elle était terriblement naïve. Bien trop naïve.
« Et tu fais quoi dans la vie toi ?
- Je pratique d’un instrument.
- Vraiment ? »
souffla – t – elle, émerveillée.
« Je joue du violoncelle.
- C’est trop génial ! Trop bien ! Méga génial ! Apparemment le violoncelle est l’instrument qui se rapproche le plus aux timbres humains tu le sais ? Enfin j’avais lu ça quelque part. Dans un bouquin de Nothomb. Mais j’y crois. C’est cool Joseph ! Trop bien je te jure ! Tu m’en joueras ? Bah oui évidemment, puisqu’on est amis ! »

Elle sautillait comme une enfant. Elle se planta devant lui, un large sourire aux lèvres.
« Et tu as d’autres passions Joseph ?
- La Pierre Philosophale… Nicolas Flamel …
- Oh ! C’est drôle ça ! Je m’appelle Georges Flamel moi ! C’est marrant hein ? C’est drôle que le destin ait fait qu’on se rencontre ! A tous les coups je suis une de ses descendantes eheh, ça serait rigolo ! »

Qu’est – ce qu’elle n’avait pas dit … Pauvre naïve qu’elle était. Sa manie et son excitation disparurent soudainement pour laisser place à un sourire inquiet. Et si Joseph ne lui parlait que pour ça ? Elle se mordit la lèvre inférieure, pitié, non. Elle lui jeta un regard plein de questions et soupira.
« C’est étonnant … Oui … Bon je dois y aller Joseph, à dem… Non laisse moi rentrer seule, Joseph lâche moi ! Joseph t’es méchant laisse moi rentrer chez moi seul… Ah bah enfin. Allez salut. »
Il devenait effrayant.

Elle songeait à s’enfermer.
Joseph était son ami, mais il fallait avouer qu’il était très étrange. Elle n’osait pas l’avouer, mais elle avait peur. Son ami la suivait, parfois elle se levait la nuit et il était le portail de sa maison à observer sa fenêtre. Elle se sentait épiée où qu’elle aille, et elle pensait à se cacher. Ce surplus d’attention était inhabituel et elle se demandait d’où cette soudaine obsession pour sa personne venait.
Flamel.
Elle se nommait Flamel. Son sourire disparut et ses yeux fixaient le vide. Elle priait silencieusement, les mains jointes sur le sol de sa chambre, pour que Joseph pour sa personne et pas pour sa stupide recherche de la Pierre Philosophale.
« Je t’en prie … »
Elle était désespérée. Pour la première fois qu’elle avait quelqu’un qu’elle pouvait apparenter à un ami, il se pouvait qu’il ne soit pas sincère.
Elle leva la tête soudainement. Non. Pourquoi il la supporterait sinon ? Une simple obsession ? Foutaise. Il devait ne serait – ce qu’un peu d’affection pour elle. Son sourire apparut de nouveau sur son visage. Il ne pouvait que l’apprécier. Elle était appréciée. C’était l’essentiel.


ACTE II
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SOUCIS


ACTE III
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PERIPETIES
ACTE III -  



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Je rappelle une nouvelle fois le codage est entièrement de moi, le personnage de Georges Flamel aussi. Je suis assez possessive concernant mon travail :B.



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